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C’est un moment privilégié d’échange et de partage durant lequel un professionnel viendra raconter son parcours, partager son expérience et donner des conseils concrets pour réussir sa recherche d’alternance et de stage.

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À la uneRencontre passée

Échange avec un Prodige : Prince Diouf, développeur full stack

Développeur full stack JS et Python, ancien freelance, Prince Diouf revient sur le portage salarial pour renouveler un titre de séjour, son parcours et la façon d’adapter un profil hybride data / full stack.

Un professionnel de la tech échange avec des étudiants autour d’une table, devant un écran de code et le mur « Apprendre, Coder, Construire l’avenir »
Apprendre, coder, construire l’avenir : Prince Diouf partage son parcours et ses conseils avec les prodiges.
Deuxième éditionRencontre passée

Échange avec un Prodige : Prince Diouf, développeur full stack

Ancien freelance, Prince revient sur son parcours de développeur full stack, le portage salarial et l’adaptation aux nouvelles technologies. Il partage aussi ses conseils pour se spécialiser, adapter son CV à chaque poste et valoriser ses certifications.

1.Titre de séjour et freelance : le portage salarial

Ah, ok. Donc, si je comprends bien ta question, c’est si on n’est pas CDI et qu’on est freelance, comment ça se passe pour renouveler ton titre de séjour. C’est bien ça ?

Oui, c’est ça, c’est ça.

Ok. Bah les solutions, il y a le portage. Ça c’est la première solution. Il y a le portage salarial.

C’est quoi ça ?

Le portage salarial, c’est en gros, tu es en freelance, mais tu passes par une entreprise qui va générer des fiches de paie. C’est comme si tu étais un salarié lambda, un CDI. En contrepartie, l’entreprise récupère, c’est entre 8 et 10 %, mais en général c’est près de 10 % de ton TGM. Donc, tu as toutes tes missions et en gros, lors de la facturation, bien lorsque tu vas discuter avec le client, tu vas lui dire que tu passes par une entreprise de facturation. En gros, tu lui dis juste ça. Et l’entreprise derrière, elle va générer tout ce qui est fiches de paie, tout ce qui est sécurité sociale, etc. Donc tu vas avoir cette sécurité derrière si tu cherches la sécurité. Donc tu pourras conserver au moment de renouveler ton titre de séjour, l’entreprise pourra te fournir tous les documents nécessaires ou si tu es en passeport talent, par exemple, tu pourras toujours rester en passeport talent.

Après l’autre alternative, c’est l’alternative où tu passes un titre de séjour de freelance. On te donne la première année, je pense, un an, et ainsi de suite. Mais tu n’auras plus les avantages que tu avais en tant que propriétaire d’un titre de séjour de passeport talent. Donc c’est les deux alternatives qu’il y a, soit tu renouvelles en tant que freelance directement, soit tu renouvelles de façon normale, mais tu es freelance, mais tu passes par une entreprise de portage salarial.

OK, OK, merci.

Précisions sur le fonctionnement du portage

Après, je ne sais pas, tu as peut-être devenu freelance ? C’est comment ? Parce que j’ai entendu cet appel en t disant que tu étais stagiaire sur l’automatisation, c’est ça ?

Oui, bonjour à tous. Je ne sais pas si vous m’entendez bien.

OK, d’accord.

Moi, c’est Karine Kembwa. J’ai récemment validé un master 1 en architecture des systèmes d’information, spécialité Data et Intelligence artificielle. Donc là, je vais en master 2, je suis à Orléans, à l’école IT. Donc voilà, actuellement, je recherche une alternance pour l’année prochaine, alternance ou stage de six mois. Ce que je trouve, je prends. Et bon, je prends des cours déjà, j’ai pas suivi votre présentation, mais c’est pas grave. Je voulais m’adresser à Prince Diouf, le freelancer. Tu as dit tout à l’heure qu’en fait, tu passes par une entreprise, c’est ça, pour avoir des différentes missions. Et c’est avec que, c’est pas avec que dans un CDI pour pouvoir renouveler tes papiers, tu as dit ?

Oui, donc là, je vais faire une petite rectification. Là, je suis pas freelance en ce moment. J’ai été freelance par le passé. Mais oui, donc il y a ce système dont je parlais tout de suite où tu passes par une entreprise qui crée un CDI graphique. Mais en gros, c’est pas comme si tu étais en CDI, c’est-à-dire ils font tout ce qui est fiche de paie, voilà, complètement d’assurance maladie, etc. Donc tout ce dont tu auras besoin pour trouver un logement ou être financé par la banque. Et après, c’est à toi d’aller trouver les clients. Donc tu es en freelance, tu cherches tes clients, tu passes. Donc l’entreprise de portage n’est pas juste gérer tout ce qui est facturation. Et lorsque tu auras besoin de renouveler ton titre de séjour, là ils pourront te fournir par exemple tout ce qui est attestation, contrat de travail, etc. Voilà, durant le contrat de travail classique et tout. Mais derrière, c’est toi qui vas faire tout le taf de prospection.

OK, justement c’est ce que je voulais demander, quand ce sont eux en fait qui te donnent tous les documents dont tu as besoin, est-ce que ce sont seulement avec eux que tu travailles dans les missions, si ce n’est que, je sais pas, c’est eux qui te fournissent tout le temps tes missions, alors tu vas aller travailler avec d’autres entreprises, mais tu es juste lié à eux à cause des documents qu’ils te fournissent ?

C’est ça. C’est ça. La liaison avec l’entreprise, c’est juste pour tout ce qui est facturation. Voilà, tout ce qui est documents légaux. Donc en gros, c’est comme si tu t’engages comme CDI, mais c’est toi qui cherches tes missions. C’est complètement chez clients. C’est comme si tu étais freelance, mais derrière, pour 8-10 % de ton TGM, l’entreprise te fournit cette sécurité. Donc te gère tout ce qui est sécurité sociale, etc. Donc voilà, toi tu cherches tes missions, et après derrière, si tu veux conserver ton même titre de séjour, tu passes par ça. Par exemple pour les personnes qui ont une famille ou autre, c’est intéressant de passer par ces entreprises et voilà, tu peux… ils peuvent te faire déclarer un TGM. Il y a beaucoup de systèmes, donc tu as un TGM qui te permet d’avoir un passeport talent, l’entreprise te prend en CDI, comme si tu avais un passeport talent, etc. Donc il y a même d’autres centres de portage qui sont localisés hors de la France pour permettre à la personne de gagner un peu plus. Mais bon, ça c’est… les retransmets un peu poussés. Donc voilà. Il y a beaucoup de systèmes.

Ah OK, d’accord. Ah, c’est vraiment très intéressant.

2.Parcours professionnel de Prince

Et c’est coincé en informatique aussi ou bien ?

Oui. Donc moi aujourd’hui, je suis développeur full stack. Full stack JS ou Python. C’est le de basket. Donc j’ai déjà travaillé avec des sociétés comme Orange, Atévo, Moroto et d’autres startups françaises aussi.

Et à chaque fois, tu travailles toujours sur les mêmes stacks ou je sais pas, quand tu trouves des missions par exemple sur, ça nécessitait des compétences que tu n’avais pas ou c’est pas trop courant, tu faisais avec les… enfin, j’imagine qu’à chaque fois que tu… tu travaillais.

Oui, au début, c’était ça. Donc au début. Donc moi pour refaire un peu le parcours assez vite, j’ai commencé au Sénégal. J’ai fait mes études au Sénégal. J’ai commencé en tant que développeur mobile Android. Incha’Allah. Après, je suis passé en développeur front avec de l’AngularJS. Donc par exemple, une mission, pour la première mission que j’avais, j’avais jamais touché à du JS. Donc tout ce que je faisais à l’école, je connaissais, sorti de l’école, donc c’était plus soit HTML, JavaScript pur, je connaissais pas tout ce qui était framework. Donc j’ai dû m’adapter, apprendre l’AngularJS, qui était très pénible à l’époque. Et à la suite de cela, donc j’ai switché aussi directement sur du backend, sur du Python Django, une techno que je maîtrisais pas, mais bon, qui était moins dure que l’AngularJS. Et au fil des ans, c’est comme ça, à chaque fois qu’il y avait une nouvelle techno ou bien une nouvelle mission dans la boîte où j’étais, donc j’étais obligé d’apprendre cette technologie, de m’adapter, essayer de… Voilà, c’est comme ça que j’ai appris des technos comme Docker. Après j’ai fait pas mal de certifications aussi sur différents domaines, même sur la sécurité. Donc c’est se immerger un peu à être à jour. Donc c’était la cohésion entre certifications et projets. Donc à chaque fois qu’il y avait un nouveau projet, donc c’était pas le choix.

Voilà, c’est en fonction des projets, mais au fil des ans. Donc après tu te spécialises. Par exemple, j’ai eu plus de six ans de CGS. Donc après tu te spécialises un peu sur tout ce qui est techno JS, en front et en back, et avec un peu de recul d’architecture. Voilà, donc tout ce qui est modèle d’architecture.

3.Profil hybride (data / full stack) : se spécialiser et adapter son CV

Je vois. En tout cas merci beaucoup pour tes réponses. Actuellement, en fait, je suis un peu comme un projet hybride parce qu’en même temps, je fais de la data, en même temps aussi, je fais du dev full stack. Donc même quand je recherche, je… en fait, j’ai deux CV. J’ai un CV en data, et un CV en dev full stack. Mais je sais que c’est qui me… Là où je suis le plus à l’aise, en fait, c’est en dev full stack. Et parfois, je sais pas, je suis un peu perdu au milieu des deux. Je me dis : OK, est-ce que c’est possible de se concentrer sur deux domaines comme ça ? Et voilà, je sais pas, je sais pas.

Je pense qu’à un moment donné, on se spécialise. Au début, on peut s’y… Donc moi, au début, j’aimais beaucoup faire du mobile. Même aujourd’hui, j’en fais encore, mais voilà. Donc après, je me suis senti plus à l’aise sur des technos comme du Python, Django. Donc créer des architectures, faire du monitoring, déployer sur le cloud. Et à un moment donné, je me suis spécialisé sur tout ce qui était full stack, c’est-à-dire de pouvoir intervenir sur le cycle de développement, que ce soit sur du front ou bien sur du back, avec des outils microservices ou micro-front-end. Donc après, ça dépend vraiment de la personne. Mais au début, ça ne doit pas faire peur parce que ça permet de découvrir aussi d’autres choses et ça permet par exemple de savoir si tu es plus à l’aise côté front, si tu es plus à l’aise côté back, si tu es plus à l’aise sur tout ce qui est data, etc. Et une fois que tu auras trouvé là, tu pourras y aller à fond. Mais au début, c’est pas mal, surtout quand on est étudiant de toucher à beaucoup de choses.

Beaucoup de choses, oui.

Mais à un moment donné, il va falloir trouver un…

Exactement.

Oui, parce que ça pèse un peu sur tout ce qui est recrutement. Par exemple, un recruteur, il va beaucoup plus baser sur un profil expert, qu’un profil qui va pouvoir faire tout à fait moins partout. Par exemple, si c’est pour un poste de développeur front, il va préférer un profil front expert avec beaucoup d’années d’expérience sur la techno, qu’un autre profil qui peut faire du front, mais qui a déjà touché à pas mal de trucs. Donc c’est pourquoi il va falloir adapter tout le temps son CV par rapport à la fiche de poste qui est publiée. Supprimer des choses, moi je le fais. Aujourd’hui, si je dois par exemple postuler pour un appel d’offres sur Python, donc tout ce qui est JS, je supprime au maximum tout ce qui est cet usage JS, j’enlève au maximum. Donc si je dois faire ce BGS aussi, c’est la même chose. Donc ça peut faire peur au recruteur de dire : Ah, ça peut faire… il est moins partout.

Ah oui, je comprends. Et justement, moi, je pense que c’est l’erreur que je faisais. Parce que parfois, quand je postule sur un poste full stack, je veux toujours mettre un peu de la data. Après moi, je me dis que c’est à mon avantage parce qu’il va voir, genre, que je connais aussi un peu en data. Mais la façon dont je me dis, ça peut un peu me désavantager, au contraire. Il va dire que je sais pas ce que je veux, etc.

Oui, ça dépend, ça dépend des postes. Par exemple, moi, il y a, pour une mission que j’avais chez Norauto, j’ai fait exprès d’envoyer un CV où il y avait tout, parce qu’ils cherchaient quelqu’un comme ça. Donc ils cherchaient quelqu’un qui pouvait être autonome, qui pouvait apprendre une nouvelle techno et monter les grandes compétences dessus. Mais par exemple, sur des missions comme ADEO ou bien sur Auchan, tu mets en avant, même si tu mets de la data, tu mets pas toutes tes missions en data, et toutes tes certifs, tu mets juste peut-être une ligne ou… voilà. Tu mets pas ça en avant. Même lors de ta présentation, tu mets plus en avant les projets qui ont en rapport avec la fiche de poste que tu as postulé. Par exemple, si tu as un entretien pour un développeur full stack JS, tu vas pas t’aventurer à parler de data ou bien de backend ou d’autres langages. Donc peut-être, tu peux mettre quelques lignes sur ton CV, mais tu vas plus mettre l’accent sur les projets qui ont un rapport avec le poste que tu as postulé.

5.Situation actuelle de Prince

Et actuellement, tu es en CDI, c'était où, tu… ?

Oui. Donc actuellement, je suis en CDI chez eZ, et je suis en mission avec une startup qui se trouve à Aix. Donc qui se trouve un peu dans le sud, je suis dans le Nord, je suis à Lille, et on travaille pour le remote. C'est pour le développement d'une appli mobile native. Donc j'ai déjà fait l'expérience dessus par le passé. Et voilà. En ce moment, on est plus en phase de production, donc déploiement. Donc là, je vois qu'il y a… moi, je sens voir sur le chat les certifs Google.

D'accord.

Écoute par…

Ouais, je commets dans le groupe aussi.

En tout cas, merci beaucoup, Prince.

Non, non, je disais bienvenue.

6.Monter en compétences sur un backend (Symfony) : projets et open source

Je pense que, question, côté backend, tu me conseillerais lequel ? Parce qu'on dit souvent Symfony, c'est ça qui est le plus utilisé, y compris moi. PHP, c'est ça qui est le plus utilisé en France. Du coup, je sais pas si, par exemple, je veux monter en compétences sur un back-end, tu peux me conseiller lequel, s'il te plaît.

Donc pour monter en compétences sur un particulier, backend, par exemple, il va falloir faire un projet. Un projet ou par exemple tu as un projet perso. Tu fais un projet. Par exemple, tu commandes des compétences en Symfony. Tu fais un projet backend à Z dans Symfony. Et le mieux pour moi, c'est de mettre le projet en open source. Et tu demandes aux personnes de contribuer, c'est-à-dire c'est quelque chose même qui pourra te permettre d'alimenter ton LinkedIn. Et tu fais le projet en open source, par exemple, tu proposes l'architecture sur LinkedIn ou autre, tu demandes aux personnes : est-ce qu'il y a des choses à changer ? Comment c'est. C'est le meilleur moyen d'apprendre, c'est-à-dire de discuter autour d'un projet, bientôt enseigner. Donc soit tu es enseignant, tu enseignes le langage, t'en apprends un peu plus chaque jour, tu es obligé de faire des fiches, faire des recherches. Soit tu contribues à des projets open source. Et aujourd'hui c'est quelque chose que les gens font de moins en moins et qui est très bien vu, même au niveau international. C'est-à-dire si tu peux par exemple décrocher des postes aux États-Unis ou dans d'autres pays. Tu mets ton CV sur LinkedIn, tu dis que tu apprends Java. Par exemple toi tu contribues à des projets open source. Tu vois un projet open source, tu pars, tu proposes une correction sur ce projet, mais ça c'est quelque chose qui pèse. Et si tu veux juste monter en compétences, il va falloir faire un projet sur cette techno. C'est-à-dire par exemple j'avais un projet que j'avais fait en JavaScript, si tu veux monter en compétences en Symfony, je refais le même backend en Symfony. Et voilà, là, ça me permet au moins de comparer et de voir quelque chose sur la table, mais pas juste dire la documentation. Il va falloir y aller avec un pratique.

OK, d'accord. C'est noté, merci.

7.Le marché du recrutement et la vérification des profils par les recruteurs

D'accord. Oui, moi c'est quelque chose qui fait fort, c'est très puissant et il faut savoir comment l'utiliser. C'est pas venir, ça veut générer du texte, parler de programmation, etc. Il va falloir poser sur la table des choses parce que les recruteurs, c'est qui vont faire un peu, ils ont, ils a une offre. Pourceré proposée. Donc ils vont aller voir sur LinkedIn qu'est-ce que la personne fait, est-ce que son profil est à jour, est-ce que ses expériences sont à jour, ses certifications, etc. Donc ils vont vérifier tout ça avant même d'essayer de planifier tout ce qui est entretien. Après, ça dépend des périodes aussi. Donc il y a des périodes, voilà, c'est les vacances, il y a des périodes où il y a pas assez d'offres, il y a des périodes où il y a une explosion. Après, il faut pas avoir peur. Donc ces dernières années, ça a commencé à baisser un peu, depuis. Avec la crise et autres, les entreprises ont des déficits budgétaires, ils sont obligés de diminuer l'effectif des développeurs, etc. Mais depuis un moment, ça a commencé à remonter petit à petit.

Merci, merci. C'est pas résolu. Si vous avez des questions, vous pas timide. C'est pas... c'est pour développeur ici ou...

Oui. Donc, tout ce qui est recherche de stage, d'apprentissage...

8.LinkedIn : opportunités, algorithme et optimisation du profil

Oui. Je sais que tu vas bien.

Oui, je vais bien. Ça va bien.

Désolée, je suis venue. Je ne suis pas suivi le début de ta présentation. Moi, je m'excuse pour ça. Et je voulais dire, je veux savoir en fait, tu as parlé que vous avez dit que vous travaillez avec la mission à Lille. Maintenant LinkedIn, en fait, ma question c'est concernant LinkedIn. Vous avez déjà eu avoir votre première histoire grâce à LinkedIn, ou une opportunité grâce à LinkedIn ?

Oui. Donc, on pourrait faire un peu le parcours. Moi, j'ai commencé au Sénégal. J'ai étudié là-bas, j'ai fait presque tout mon parcours là-bas. Pas mal d'années d'expérience et c'est grâce à LinkedIn que j'ai été contacté. LinkedIn m'a ouvert pas mal d'opportunités. Mais si je suis à Lille aujourd'hui, c'est grâce à LinkedIn. J'ai trouvé une première mission, pendant cette crise, ma première mission, c'était à Auchan même. C'est grâce à LinkedIn. Et aujourd'hui aussi, donc, avec j'ai pas mal de sollicitations, que ça soit en France ou bien au Canada ou aux États-Unis. L'algorithme de LinkedIn, c'est quelque chose qui est assez puissant. Par exemple, la personne a besoin d'un développeur full stack JS, LinkedIn va lui suggérer la personne qui a le plus de compétences par rapport à la localité, etc. Donc s'il cherche quelqu'un à Lille, il va montrer les personnes qui sont à Lille et qui ont sur LinkedIn marqué qu'ils avaient la compétence JS. Donc le filtre va faire assez vite. Il montre une dizaine de personnes et après j'essaie de matcher par rapport au framework que j'ai. Par exemple, je recherche quelqu'un qui a quatre ans d'expérience sur du JS. Donc LinkedIn va me proposer directement la personne qui a le plus d'expérience et en fonction de ce que je cherche, pourrait affiner mes recherches. Donc c'est pourquoi aujourd'hui LinkedIn, c'est très important de mettre à jour tout ce qui est compétences. Donc la partie compétences, il faut mettre à jour les compétences que vous avez, décrire bien les projets sur lesquels vous avez déjà travaillé. Et voilà, même si ce sont des projets perso ou des projets de recherche, par exemple, il y a d'autres manières de formuler pour ne pas dire projet personnel. C'est projets de recherche, projets de développement, voilà. Il y a beaucoup de techniques pour optimiser ton profil LinkedIn pour que l'algorithme puisse te proposer en premier. Parce qu'il y a des millions de personnes sur LinkedIn et l'idée, c'est que ton profil match plus avec ce que tu cherches.

Mais c'est uniquement avec le prénom qu'on peut avoir cette fonctionnalité-là ?

Non, non, non. Moi, j'ai pas de LinkedIn premium. J'ai jamais utilisé premium. Non, pas besoin de premium. Donc aujourd'hui, il y a des vidéos sur YouTube, ou bien sur Tipsy ou d'autres sites, où tu vas lui partager ton profil LinkedIn. Il pourra te dire les choses à améliorer par rapport à ton besoin, ou bien des vidéos LinkedIn qui vont te permettre d'optimiser ton LinkedIn aujourd'hui, ton titre, même le titre que tu mets sur ton LinkedIn, il permet d'être trouvé par les robots LinkedIn quand tu cherches.

9.Mission actuelle de Prince (full remote)

Ah, vous, vous êtes aussi développeur ?

Oui, je suis développeur full stack. Aujourd'hui sur des technos JS, bien sûr du Python.

Ah d'accord, OK. Mais on se disait que je voulais savoir, monsieur. Et vous êtes allé sur LinkedIn, ou c'est la mission actuelle qui vous a amené là-bas ?

Non, je suis à Lille depuis plusieurs années, mais aujourd'hui la mission sur laquelle je suis, c'est en full remote. Donc c'est une mission dans le sud, à Aix-en-Provence. Et je travaille en full remote en tant que développeur mobile, développement mobile sur du React Native, donc c'est du cross platform, React Native, React JS et sur du directus derrière.

Moi, c'est le développeur.

Exactement, c'est ça. Donc, l'équipe, pour prouver…

10.Stage et alternance : réseau et motivation

Le truc. Déjà, je connais quelqu'un dans une équipe qui a déjà une alternance. Donc on a, que sont nécessairement connecter à cette personne. La part mal, il vérifie le profil d'une personne. Peut voir, comme vous avez, des profils, mais ça montre que vous avez de l'intérêt à avoir sa structure. Après, cette personne apprécie beaucoup plus humain. Personne qui a cinq CV va plus se pencher sur la personne qui a vérifié son profil, qui lui aussi pourra aller vérifier son profil derrière. Après, tout ce qui est stage aussi, c'est à peu près la même chose. C'est montrer que vous en voulez. Déjà, tout ce qui est stage et alternance, ça se passe plus sur ce qui est motivation, etc., que sur les compétences. Parce que les compétences viennent après, mais ils préfèrent prendre une personne motivée, qui montre que la personne veut avoir de la connaissance, veut aider l'entreprise à scaler. Donc une personne comme ça va être beaucoup plus recrutée qu'une personne qui a les compétences de l'école, entre guillemets des projets perso, etc., mais qui ne montre pas de motivation envers le poste.

Donc alternance et stage, c'est un peu compliqué. Tu vas faire des preuves, c'est-à-dire, on n'a pas encore besoin de ton expertise, on a juste besoin de ta motivation et de ta volonté. Je veux une personne qui va montrer que tu en veux. Donc tu veux de l'expérience, tu veux de la volonté, et en général les alternances, si ça se passe bien, souvent ça débouche sur une proposition de CDI ou quelque chose comme ça. C'est pourquoi, pour moi, le premier conseil c'est le réseau d'abord. Donc tu essaies de consulter au réseau, même si tu es étudiant, tu peux avoir un réseau assez solide et montrer ce que tu fais.

Il ne faut pas avoir honte. Par exemple, je suis développeur, je montre que j'ai des projets, je montre que je suis ouvert d'esprit et que je suis ouvert à la critique. Donc au début, on est comme ça. En tant que développeur, par exemple, j'ai honte de montrer mon projet pour que personne y contribue. Par exemple, je suis développeur, je publie des choses de façon open source, je demande l'avis des gens et je modifie. Par exemple, quelqu'un me suggère, je fais une modification, je republie, je mentionne la personne, je dis : voilà, j'ai intégré des modifications, et surtout des positions, par exemple. Des choses banales mais qui pourraient peser sur ton stage, ou bien ton alternance. Ça prouve que la personne elle est un pas au-dessus des autres. Donc il faut essayer toujours de sortir du lot.

Ça, c'est la partie réseau, et après, c'est la partie motivation. Donc, montrer qu'on est motivé. Motivation par chercher le savoir. Donc, j'ai lu pas mal de livres. Donc, je n'attends pas d'être en poste pour essayer de monter en compétences sur le truc. Je sais plus.

Que signifie « réseau » ?

Oui ? Et vous, quand vous dites réseau, c'est dans quel sens ? C'est vous entre personnes ou le site ? En fait, c'est quoi le réseau, en fait ?

Moi, le réseau, c'est plus côté LinkedIn, par exemple je veux faire carrière en développement mobile, donc je me connecte avec des personnes qui publient, ou les personnes qui sont influentes sur ce domaine, ou les personnes qui pourraient m'aider sur ce domaine sur LinkedIn. Par exemple, je veux être développeur mobile, je suis à Lille, je vais être développeur mobile, je suis à Lille, je me connecte aux événements de développement qui ont lieu à Lille pour réseauter.

Donc j'élargis mon réseau, c'est-à-dire à Lille, j'essaie de faire en sorte que les personnes, ou la majorité des personnes doivent décider de mettre un visage sur mon nom. Donc se connecter à LinkedIn, je leur envoie des demandes. C'est essayer de créer un réseau fort autour de ces personnes. Aujourd'hui, c'est le réseau qui parle. Et je sais que c'est un milieu où il y a beaucoup de bouche à oreille. Donc une fois que tu as tout ton réseau derrière et que tu publies des choses qui sont intéressantes, pas publier juste pour publier, mais publier des choses qui apportent de la valeur.

Et demain, par exemple, tu fais un stage chez Adeo, demain tu postules chez Auchan, mais le réseau il est tellement pour qu'Adeo et Auchan, il y a des personnes qui se connaissent. Donc tu dis que tu as déjà travaillé à Adeo, tu donnes le nom de ton référent, il y a quelqu'un qui le connaissait Auchan, il va aller parler directement à cette personne. Cette personne, si tu as bien eu une bonne expérience chez eux, il va te recommander. Ça, c'est naturellement. Donc le réseau, je parlais plus dans ce sens, c'est-à-dire ton réseau LinkedIn et ton réseau humain. Il y a beaucoup d'événements qui s'organisent autour de la tech, et voilà, essayer de participer à ces événements et construire un réseau solide. Pour moi, c'était plus dans ce sens. Donc réseau LinkedIn, etc. Je ne sais pas si ça répond à ta question.

11.Présentation d'Arnaud et recommandations LinkedIn

OK, là, pour que... Je me limite pas... Je sais pas si... Je suis... Bon particulièrement, moi j'ai pas de question à votre niveau. Pour quasiment, je vais me présenter. Moi, c'est Arnaud Adimo, étudiant en master 1 en France. Donc c'est ma première année en France. Je joue en cours, l'année n'est pas encore finie pour moi, donc j'ai une soutenance qui est prévue en septembre. Donc je me spécialise en web et développement web mobile que j'ai étudié. Donc, disons, je suis déjà titulaire d'une licence professionnelle en génie logiciel et donc j'ai décidé de continuer toujours avec le développement. Et actuellement, je suis stagiaire dans une boîte en cybersécurité, qui s'appelle AStec, donc au niveau de Paris. Voilà en gros pour.

Allô ?

OK. Bon déjà, bonne chance pour ta soutenance. Et j'espère que ça se passe bien ton stage. Donc tu as dit que tu étais en stage en cybersécurité. Et donc on voulait te spécialiser. Et dans une boîte qui est spécialisée en cybers, mais il faut du développement aussi.

Donc moi, je suis plus dans l'équipe développement. Donc de base, je suis développeur back-end.

OK. OK. Et ça se passe bien pour... Donc, c'est quelque chose qui entre bien dedans quand tu veux faire du développement web mobile. Et là en ce moment, tu as un stage peut-être pas très ça ?

Oui. Ça, on dire, c'est plus ma passion. Mais j'ai plus le développement back-end. Donc du coup, comme techno, je t'ai dit, particulièrement, mais pour les autres technos, comme Java et autres, je travaille aussi avec, mais je suis plus basé sur... Donc voilà. Et la boîte dans laquelle je travaille en fait, c'est une société Capcom. Licence professionnelle en fait. C'est grâce à un réseau. Donc j'avais travaillé pour cette boîte-là qui était au Bénin. Donc du coup après, j'ai connu ici. En France, ils m'ont proposé de reprendre un stage ici pour que je puisse continuer le travail avec eux.

Ah, ça, c'est top. Donc c'est grâce à ton réseau.

Exactement.

C'est top. Puissance du réseau. OK. Ouais. Tu devrais, n'hésiter pas à demander des recommandations par exemple sur les boîtes que vous avez déjà eu à travailler, qu'ils fassent des recommandations sur LinkedIn. Donc sur LinkedIn il y a moyen d'écrire des recommandations. C'est une petite chose insignifiante, mais qui pourrait beaucoup vous aider.

D'accord. Merci beaucoup. Voilà.

Première éditionRencontre passée

Une Rencontre avec un(e) Prodige : Brimel, Data Engineer

Consultant data engineer depuis bientôt trois ans, orienté cloud et surtout Azure, Brimel est venu raconter son parcours, son quotidien et ses conseils pour réussir ses entretiens en data.

1.Ouverture et présentation de Brimel

Son parcours :

  • Il est consultant data engineer depuis bientôt trois ans.
  • Il a obtenu un diplôme d’ingénieur informatique au Cameroun, puis a travaillé près de deux ans.
  • Il est ensuite venu faire un master spécialisé d’un an en France.
  • Depuis, il est dans la même société de consulting depuis trois ans, et il a travaillé pour plusieurs clients, dont une startup.
  • Ses missions : la BNP, puis la Société Générale, et de nouveau la BNP dans une autre équipe.
  • Il est plutôt orienté cloud, et surtout Azure.

Il explique son métier en s’adressant à Christelle, qui suit un master en data engineering et s’y reconnaîtra mieux.

2.Le métier de data engineer

Le principe. Brimel prend des données brutes et les rend accessibles pour les métiers. Selon les missions, il fait toute la chaîne ou seulement des ETL (Extract, Transform, Load : extraire, transformer, charger).

Les sources de données. Elles sont variées :

  • Kafka, un framework développé en Java, pour le streaming de données ;
  • des fichiers plats ou des fichiers Parquet ;
  • plusieurs autres sources d’origine.

Les règles de gestion. Les équipes métiers les définissent, et le data engineer les met en pratique sur les données brutes, en suivant la charte définie en interne dans l’équipe.

La démarche, étape par étape :

  1. Mettre en place l’architecture.
  2. Reprendre le besoin du client, c’est-à-dire le besoin métier. Exemple : le métier veut connaître le ratio d’investissement réalisé sur les cinq dernières années, voire les vingt dernières.
  3. Stocker les données brutes (dans des data lakes) et créer des tâches (jobs) qui les traitent.
  4. Rendre les données disponibles pour le métier, généralement via des outils de visualisation : Tableau, Power BI, Kibana, etc.

Il existe plusieurs outils en interne. Brimel est actuellement consultant à la BNP, où l’environnement est IBM.

2.1 — Le périmètre varie selon les équipes
  • La visualisation : dans certaines équipes, ce sont les data engineers qui la font, dans d’autres les data analysts. Une autre équipe peut aussi s’en charger.
  • L’IA et le machine learning : le data engineer peut aussi en faire, selon les règles de gestion définies.
2.2 — La partie DevOps

Elle est très importante en informatique, que ce soit en développement, en data ou ailleurs. Les entreprises prennent rarement une équipe externe rien que pour le déploiement : seules les grandes peuvent se le permettre. Le data engineer doit donc :

  • déployer ses pipelines sur les différents environnements : dev, recette et production ;
  • gérer les incidents ;
  • traiter les retours des équipes métiers.
2.3 — Les incidents et le débogage au quotidien

Il arrive que l’équipe métier dise que la donnée n’est pas correcte, sans comprendre pourquoi. Le data engineer doit alors investiguer : regarder les logs, chercher si le problème est fonctionnel, s’il vient du cluster où le pipeline a été lancé, etc. Plus on rencontre d’erreurs, plus on s’affine et plus on sait les gérer, surtout dans le cloud.

Exemple vécu, la veille. Une équipe métier constatait que les données à partir de juin-juillet avaient disparu. Brimel a passé toute une journée à investiguer :

  1. il a regardé d’abord les logs ;
  2. puis il a examiné le script et l’a exécuté étape par étape pour déboguer.

Il souligne le décalage entre le métier et le data engineer : le métier dit en une phrase « ce n’est pas normal », et le data engineer passe une journée, voire deux, à trouver l’origine de l’anomalie. Pour le data engineer cela peut sembler normal, mais pour le métier les chiffres ne correspondent pas à ce qu’il attend, et c’est pour lui qu’on travaille. Le métier ne consiste donc pas seulement à rendre les données disponibles, mais à les rendre accessibles et fiables.

Brimel termine en invitant les participants à poser leurs questions, sur ce domaine ou sur n’importe quel autre.

3.Son parcours dans le cloud

  • Quand il était à l’école, il n’a suivi qu’une formation légère sur le cloud.
  • Il a surtout appris en pratiquant. C’est en pratiquant Azure qu’il y a pris goût, et il a passé en parallèle une certification.

4.La situation de l’étudiant

  • Il est en licence d’informatique à Paris Saclay.
  • Il veut s’orienter vers la data.
  • Son grand frère est data analyst. Quand il lui expliquait son travail, cela ne lui parlait pas. Il pensait que son frère préparait les données que le data engineer traite ensuite.

5.Data engineer et data analyst

Brimel rectifie : c’est plutôt l’inverse. Le data engineer prépare les données, puis les donne au data analyst, qui les utilise pour la visualisation et l’analyse. (Comme vu en 2.1, la frontière varie toutefois selon les équipes.)

6.Un parcours contraint, mais un projet qui reste possible

  • L’étudiant explique qu’il suit « par contrainte » un parcours développement d’applications (jeux vidéo). Le parcours data se fait uniquement en alternance, et il n’a pas d’alternance pour les deux dernières années de licence. Il trouve ce parcours « pas mal aussi ».
  • Brimel lui répond que ne pas avoir pu faire le parcours data ne signifie pas abandonner le projet.
  • Il raconte son propre début : il a commencé comme développeur (Spring Boot / Java, Angular, parfois Django Python), il y a environ cinq ans.
  • Ces bases donnent une bonne base algorithmique, utile pour tout ce qui vient après.

7.Les compétences en Java de l’étudiant

  • Projet 1 : application Java. Elle a été développée avec Eclipse, avec interfaces et fonctionnalités. L’étudiant ne sait pas très bien quel framework a été utilisé. Brimel conclut que c’est du J2EE.
  • Projet 2 : application Android, toujours en Java.
  • Ce qu’il en pense : il aime surtout le résultat final. Coder est parfois difficile et pas toujours agréable, mais il a bien aimé réaliser ces projets.

Brimel lui répond que ce sont de bons acquis. Le métier de l’informatique est très demandé, ce qui protège du chômage. Brimel ajoute qu’enfant, il voulait être agent immobilier.

(Le passage est interrompu par un appel. Brimel dit qu’il est occupé et rappellera. Il précise ensuite qu’on est samedi matin.)

8.Conseils d’entretien

8.1 — Le storytelling

Le contexte de Brimel. Il est arrivé à la BNP en 2019, quand la qualité des données est devenue un enjeu majeur. Il a travaillé sur une plateforme, QPI Insight, qui permet de suivre la qualité des données (employés et clients) depuis leur création. Il fallait mettre à jour l’application existante, et c’est là qu’il est intervenu.

Le principe. En entretien, on ne doit pas énumérer des tâches (« j’ai travaillé à la BNP, j’ai fait ci, j’ai fait ça »). Il faut d’abord raconter une histoire :

  1. le contexte ;
  2. ce qui vous a amené là ;
  3. la problématique rencontrée ;
  4. la plus-value apportée ;
  5. seulement ensuite, les tâches et l’argumentaire technique.

Pourquoi ça marche :

  • Les recruteurs sont captivés par un récit du début à la fin, sur toutes les expériences.
  • Le storytelling évite certaines questions et permet de passer plus vite à la partie technique.
  • Quand Brimel était de l’autre côté de la table (recrutement d’un alternant et d’un consultant), lui et ses collègues, dont un chef de projet, évaluaient surtout la manière de raconter l’expérience. Cela compte énormément.
8.2 — Se préparer

Le CV. Un ami lui avait conseillé de refaire son CV en version Word, parce que certains CV ne passent pas les ATS (systèmes de tri automatique). Il l’a refait.

Les simulations d’entretien. C’est ce qui l’a le plus aidé. Un ami l’a fait s’entraîner, l’a corrigé sur sa présentation, et lui a montré ce qu’il ne fallait pas dire ou faire. Il conseille de simuler avec des personnes plus expérimentées, idéalement du domaine, qui connaissent les bonnes questions techniques et les pièges.

Il cite aussi les processus par vidéo : on envoie une vidéo, et si elle est retenue, un entretien visuel suit. Cela permet de recevoir des corrections en amont.

Ne pas gaspiller les entretiens. Décrocher des entretiens est déjà une réussite, il ne faut donc pas les « gaspiller ». Les pièges techniques sont fréquents : l’interviewer ne dit pas si la réponse est bonne ou mauvaise, mais il note que vous n’avez pas répondu à la question. Il faut donc reprendre la question et y répondre vraiment.

Les outils. Brimel utilisait ChatGPT pour générer les questions techniques probables (à l’époque surtout Snowflake et data). Il s’entraînait aussi avec des aînés du domaine, qui posaient des questions que ChatGPT ne donnait pas forcément.

8.3 — Les trois phases de la préparation
  1. Le storytelling (voir ci-dessus).
  2. Le technique (voir section 9).
  3. La prestance :
  • soigner son élocution ;
  • articuler ;
  • être souriant, jovial et serein ;
  • Brimel ajoute un conseil : parler avec l’accent d’ici plutôt que celui de son pays d’origine. Il constate avec regret que l’accent d’origine ne joue pas en faveur des candidats en France.
8.4 — Le témoignage d’un participant

Un participant remercie Brimel. Il passe beaucoup d’entretiens sans être retenu malgré ses efforts, et pense que son problème vient de l’élocution. Brimel confirme que la façon de raconter ses expériences est évaluée de près. Le participant demande aussi si la prière doit accompagner la préparation, et Brimel répond « Exact ».

9.Le côté spirituel et le côté technique

9.1 — La prière

Brimel raconte un entretien décisif qu’il avait « gaspillé », parce qu’il n’avait pas bien fait certaines choses. Pour la suite, il s’est appuyé sur la foi, avec des moments de jeûne et de prière. Un jour, il a dormi par terre en priant. Il rapporte que son premier salaire a été de 10 000 euros. Mais il précise que c’était la partie prière, et qu’il y avait aussi la partie technique.

9.2 — Se former sur les technologies demandées

Il a révisé les technologies les plus utilisées. Python était très demandé et il le maîtrisait peu, car il venait de Java. Il a donc commencé à s’autoformer. Se documenter ne suffit pas : il faut pratiquer.

9.3 — Des questions techniques très pratiques

Les recruteurs ne demandent presque jamais « c’est quoi une fonction ? » ou « c’est quoi une variable ? ». Ils posent des questions pratiques, confrontées au réel. Cela rejoint ce que Brimel décrit dans son quotidien (section 2.3) : investiguer un incident, lire les logs, comprendre si le problème vient du fonctionnel ou du cluster.

Exemple : erreur « out of memory ».

  • Situation : vous lancez votre pipeline et vous obtenez une erreur out of memory dans les logs du cluster. Que faites-vous ?
  • Seul celui qui a rencontré le problème en pratique sait répondre.
  • Généralement, un test automatique dure de 5 à 10 minutes. Au-delà, on obtient l’erreur, ou bien c’est la mémoire vive du cluster qui est saturée.
  • Selon Brimel, la cause dépend des solutions (une fonction mal écrite, la mémoire du cluster, etc.).

Autre exemple : « Je veux visualiser mes données dans Power BI, comment fais-je ? » La question est banale, mais le recruteur regarde toutes les étapes de la réponse.

9.4 — La bonne façon de répondre

Beaucoup d’entretiens ont été ratés parce que Brimel répondait de façon vague, par exemple : « J’écris mon pipeline, j’extrais les données des fichiers Parquet. » Le recruteur veut les outils et les termes techniques.

Exemple de bonne réponse :

  1. J’utilise Spark pour lire les fichiers au format Parquet.
  2. Je localise le fichier dans mon datalake, sur l’environnement de staging.
  3. Je me connecte à cet environnement avec tel outil ou tel mécanisme.
  4. Je stocke ensuite les données dans mon datalake, par exemple sur Databricks, avec des Delta Lake tables.
  5. J’ouvre Power BI Desktop, je me connecte au datalake et je consomme les fichiers Parquet.
  6. Je modélise les données.

Quand on donne des termes techniques et qu’on raconte une histoire, les recruteurs sont captivés, même s’ils ne comprennent pas tout. Brimel avoue qu’il lui est arrivé de « beaucoup mentir » sur des techniques qu’il ne comprenait pas vraiment, mais en racontant toute l’histoire.

9.5 — Et quand on a peu d’expérience ?
  • Faire le storytelling avec les projets réalisés de bout en bout (par exemple un projet sur Azure).
  • Brimel n’avait pas d’expérience professionnelle en France, et il sait que l’expérience acquise en Afrique (au Cameroun, pour lui) n’est pas toujours valorisée. Il présentait donc ses missions en Afrique en racontant ce qu’il avait fait, comment et avec quels outils.
  • Exemple : le déploiement de son premier pipeline sur Azure. À l’époque, il utilisait Azure Data Factory (un nouvel environnement est sorti depuis). Il expliquait comment il avait créé son conteneur, avec quelques détails techniques, et le recruteur se disait : « OK, il maîtrise. »
  • On sera aussi interrogé sur les erreurs et les petits problèmes rencontrés : on évalue la façon dont vous les avez résolus.

10.Clôture

Les participants remercient Brimel pour son retour d’expérience, et l’échange se termine sur des remerciements et des vœux de bon week-end.